Les plus grands scandales financiers 2#

Publié le par bout de chou




 
 
 
 

 

En 1995, Nick Leeson a 28 ans. Basé à Singapour, il est l'un des plus brillants traders de la Barings, la plus ancienne banque du Royaume-Uni. L'année précédente, lui et son équipe avaient réalisé le tiers des bénéfices de la Barings.

Il décide de miser sur un rebond du Nikkei. Mal lui en a pris, l'indice phare au Japon repart a la baisse, suite, en particulier, au tremblement de terre de Kobé. Mais Nick Leeson continue de spéculer en prenant des risques inconsidérés.

Lorsque les pertes deviennent insurmontables, Nick Leeson prend la fuite. Il sera arrêté en Allemagne puis condamné à Singapour. Du haut de ses 233 ans, la banque Barings fait faillite.



 
 
 
 

 

Avant de disparaître, Enron pesait plus de 100 milliards d'euros de chiffre d'affaires et se positionnait parmi les plus grosses capitalisations boursières mondiales. Pourtant, cet énorme groupe texan a sombré en 2001, entraînant dans sa chute son patron, Kenneth Lay, mais aussi le cabinet d'audit Arthur Andersen.

Ce sont en effet des comptes falsifiés qui sont au cœur du scandale Enron, spécialisée dans l'énergie et le courtage. Plus de 3 000 sociétés off shore avaient été créées pour contrôler le prix de l'énergie et dissimuler les dettes de la maison mère.

Le 31 octobre 2001, une enquête est ouverte. Un mois plus tard, la société est mise en faillite. Son patron, Kenneth Lay, sera condamné par la justice américaine quelques mois avant de décéder d'une crise cardiaque en 2006.



 
 
 
 

 

A la fin des années 1990, l'ancienne Compagnie générale des eaux réoriente son activité vers la communication. A la barre, Jean-Marie Messier multiplie les acquisitions (Havas, Canal +, Universal ...) ainsi que les dépenses.

En 2002, le PDG de Vivendi estime que son groupe "se porte mieux que bien". En fait, il perd un milliard de dollars par mois. En juillet 2002, la véritable santé financière de l'entreprise éclate, le cours de bourse s'effondre et Jean-Marie Messier est contraint à la démission.

En 2004, l'AMF sanctionne Vivendi et son ancien PDG à hauteur d'un million d'euros chacun. Jean-Marie Messier avait "trompé le public, surpris la confiance du marché et porté préjudice aux actionnaires." Le groupe sera aussi condamné par le gendarme de la bourse américain, pour "publications financières frauduleuses." Les 12 000 petits actionnaires se partagent plus de 50 millions de dollars.



 
 
 
 

 

25 ans de prison pour un crime en col blanc, la sanction écopée par Bernard Ebbers est particulièrement lourde. Mais l'ampleur du naufrage de WorldCom ?l'entreprise qu'il a créée et dirigée- reste aussi sans précédent dans les nouvelles technologies.

Au début des années 2000, WorldCom est l'un des opérateurs de télécommunication américain les plus en vue. Mais entre 2000 et 2002, ses comptes ont été frauduleusement gonflés de 11 milliards de dollars.

L'entreprise dépose le bilan et se place sous la protection du chapitre 11, qui lui permet de poursuivre ses activités. Les dettes de l'entreprise s'élevaient tout de même à 41 milliards de dollars. Pour tourner la page, WorldCom change de nom. Désormais, la société porte le nom de MCI. Bernard Ebbers reste lui en prison.



 
 
 
 

 

L'un des fleurons de l'industrie agroalimentaire italienne s'était construit sur des mensonges. Pendant des années, l'entreprise laitière avait truqué ses comptes pour masquer les pertes liées à des opérations financières couteuses. En décembre 2003, le scandale éclate : Parmalat annonce un trou de 14 milliards d'euros. La faillite, repoussée grâce aux manipulations comptables, devient inévitable.

Au terme d'un procès organisé à Milan en 2008, le fondateur de Parmalat, Calisto Tanzui, a écopé de 10 de réclusion. La société d'audit Italaudit a elle aussi été condamnée. Des milliers d'actionnaires avaient été lésés.

Après une période d'administration financière, la nouvelle entreprise Parmalat a renoué avec de bons résultats en 2008.



 
 
 
 

 

En quelques jours seulement, Jérôme Kerviel est devenu à ses dépens le plus célèbre trader de France. Le 24 janvier 2008, la Société générale annonce une fraude dont le montant frôle les 5 milliards d'euros. Depuis, la justice enquête sur la responsabilité de ce fiasco financier.

La banque accuse son salarié d'avoir pris des positions frauduleuses, en contradiction avec ses prérogatives et d'avoir dissimulé ces opérations. Ce dernier réplique que la banque ne pouvait pas ignorer ses opérations.

Ce n'était pas un coup d'essai pour le trader breton. Depuis des mois, il prenait des positions importantes, sans que les procédures de contrôle internes ne soupçonnent les fraudes. Lorsque la banque découvre la situation, elle s'empresse de vendre en quelques jours les  50 milliards d'euros placés par Jérôme Kerviel. Malheureusement pour elle, les marchés s'effondrent à ce même moment : la moins value atteint 4,9 milliards d'euros.

Publié dans histoire

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ElephantGris 23/08/2009 05:36

beau récapitulatifet j'imagine qu'il y en aura encore et encore...

bout de chou 23/08/2009 14:15



TOUJOURS DES PLUS MALINS QUE D AUTRES



Sylvain.ectac 19/08/2009 19:14

Bon retour vendredi

bout de chou 20/08/2009 17:28



merci beaucoup