Ours kermode

Publié le par bout de chou

En Colombie Britannique, sur la côte occidentale du Canada, vit cet ours étrange, appelé le kermode. La couleur de cette sous-espèce de l'ours noir, entre le jaune pâle et le blanc, nourrit les légendes locales depuis des siècles.

La couleur de l'ours kermode, qui va du jaune rougeâtre au blanc presque immaculé, est due à une anomalie génétique. Quelques individus porteurs de cette dernière l'ont transmise à leurs petits. La relative petitesse du territoire, qui couvre environ 2 250 km²,  a contribué au maintien de cette particularité au fil des générations

Difficile à observer du fait de son isolement géographique, mais aussi à cause de sa population réduite (400 individus environ), l'ours kermode a été saisi par le photographe Fabrice Simon au cours de l'un de ses voyages.

L'ours kermode n'est ni un ours polaire (une espèce à part entière) ni un ours albinos. Le gène récessif qui provoque cette particularité, le gène codant la protéine mclr, est, chez cette sous-espèce, inactif.

Contrairement à l'ours brun, l'ours noir préfère pêcher seul. Si un congénère arrive, il préfèrera lui laisser la place et déguster sa prise à l'abri des regards indiscrets.

En comparaison avec l'ours brun et l'ours polaire, le kermode est relativement petit. Il mesure entre 1 et 1,20 mètre pour un poids pouvant atteindre 135 kg pour un mâle bien constitué. L'ours polaire peut par exemple atteindre 800 kg et mesurer près de 2,5 mètres.

Les ours hivernent pendant 4 mois environ, jusqu'à l'arrivée des beaux jours. Ce sommeil n'est pas continu, et si la femelle a mis bas pendant cette période, elle se réveille pour nourrir et laver ses petits.

Certaines années, le manque d'eau ne permet pas aux saumons de remonter la rivière. La nourriture se fait alors rare. La sécheresse peut représenter un véritable danger pour la population kermode, même si les saumons ne représentent pas son unique alimentation.

La légende raconte qu'un jour, lors du retrait des glaces, un corbeau survola les forêts pluviales de la Colombie-Britannique. Il s'arrêta sur une île peuplée d'ours noirs, et transforma le pelage d'un dixième des ours qu'il croisa.

Le kermode a également était surnommé "l'ours fantôme" en raison de la couleur de son pelage. Cependant, on peut croiser un kermode de couleur noire, puisque seuls les ours porteurs du gène récessif peuvent engendrer une descendance au pelage clair.

Aujourd'hui, la déforestation et le ravinement des sols réduisent considérablement l'habitat de l'ours kermode. Les forêts pluviales qui abritent la plus grande masse de matière organique par m² au monde, font actuellement l'objet de programmes de sauvegarde afin que cet ours rare puisse continuer à vivre en paix.

L'histoire de l'ours noir qui était devenu blanc

En Colombie-Britannique, sur la côte occidentale du Canada, vit cet ours étrange, appelé le kermode. La couleur de cette sous-espèce de l'ours noir, entre le jaune pâle et le blanc, est due à un gène récessif que portent les deux parents. Revoir le diaporama

 

Le kermode, un ours de légendes

Surnommé "l'ours Esprit" par les Tsimshians, un peuple indien de la région, parfois appelé "ours fantôme", cet animal étrange a été découvert en 1905 par un scientifique canadien, Francis Kermode, qui lui a donné son nom. Plus petit qu'un ours polaire, plus solitaire aussi, le kermode vit sur un territoire isolé. Comme ses congénères, il a fait preuve au fil des millénaires, d'une incroyable adaptation à son milieu. Omnivore, aussi à l'aise dans l'eau, sur terre ou dans les arbres, ce plantigrade est pourtant difficile à observer du fait de sa faible population.

On peut l'observer sur les îles Princess Royal et Gribbell, où il vivait en toute quiétude jusqu'à très récemment.

Aujourd'hui, la déforestation et le ravinement des sols réduisent considérablement son habitat. L'association écologiste Valhalla Wilderness Society se déplace chaque année dans les écoles afin de présenter cet animal hors du commun, incarnant ce que la nature a plus rare à offrir.

En savoir plus sur le site de la Valhalla Wilderness Society

 

Le photographe

Difficile à observer du fait de son isolement géographique, mais aussi à cause de sa population réduite, l'ours kermode a été saisi par le photographe Fabrice Simon au cours de l'un de ses voyages en Colombie-Britannique. Lire l'interview 

 

En savoir plus sur le site de Fabrice Simon


http://www.linternaute.com/nature-animaux/animaux-sauvages/photo/l-histoire-de-l-ours-noir-qui-etait-devenu-blanc/l-ours-noir-qui-etait-devenu-blanc.shtml

Publié dans nature

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