Les débris repérés dans l'Atlantique sont ceux du vol AF447

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Les autorités françaises ont confirmé mercredi que les débris repérés dans l'océan Atlantique provenaient bien de l'avion d'Air France qui a disparu lundi entre Rio de Janeiro et Paris. Lire la suite l'article

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Une "course contre la montre" est désormais engagée pour retrouver les boîtes noires du vol AF447, une opération qui s'annonce "extrêmement délicate", a dit le ministre des Transports Jean-Louis Borloo.

Mardi, des pièces métalliques, des sièges d'avion, une bouée orange et des traces de kérosène avaient été repérés par un avion brésilien.

"Il faudra encore une confirmation formelle, faire une analyse d'un débris récupéré dans l'eau, mais pour nous il n'y a plus de doute", a déclaré à Reuters Christophe Prazuck, porte-parole de l'état-major des armées.

En plus des moyens de recherches brésiliens, deux avions de patrouille maritime Atlantique 2 français et un avion de surveillance maritime Falcon 50 se relaient sur la zone, située à 1.200 kilomètres au nord-est de la ville brésilienne de Recife, entre les côtes du Brésil et de l'Afrique.

"Le vol de reconnaissance français dans la nuit n'avait pas retrouvé (les débris). Mais le dernier Bréguet Atlantique, celui qui est en train de tourner actuellement, confirmerait les débris, c'est sûr, mais aussi la probable origine des débris", a expliqué Jean-Louis Borloo sur RMC et BFM TV.

"Ce sont des taches de débris qui sont extrêmement disséminées, d'où la difficulté de l'identification, mais on est sur la zone d'impact probable. Donc, (...) on peut considérer que ce sont les débris de l'appareil", a ajouté le ministre des Transports.

DEUX ENQUÊTES PARALLÈLES

Pour Paris, tout doit être fait pour retrouver rapidement les enregistreurs du vol AF447 dont les balises n'émettent que pendant trente jours.

Pour Jean-Louis Borloo, l'opération s'annonce "extrêmement délicate" car ces boîtes noires reposeraient au fond de l'océan, entre 3.660 et 3.700 mètres.

"On n'a jamais récupéré des boîtes noires à cette profondeur et (...) les courants sont puissants au fond", a-t-il prévenu.

"Il est absolument indispensable de connaître les causes de l'enchaînement qui a provoqué cet accident pour améliorer la sécurité", a fait valoir le ministre des Transports.

La France a annoncé l'envoi d'un navire de l'Ifremer à bord duquel se trouve le Nautile, un des rares sous-marins permettant de faire des recherches à une telle profondeur.

Huit jours de mer seront nécessaires au "Pourquoi pas" pour rejoindre la zone de l'accident. Il devrait appareiller de l'archipel des Açores mercredi.

Au total, France et Brésil auront sur la zone une dizaine de navires militaires. Pour l'instant, trois bateaux civils français sont sur place.

A terme, les familles de victimes qui le souhaiteront pourront se rendre sur place, a confirmé Jean-Louis Borloo.

Au plan international, l'enquête sera coordonnée par le Bureau Enquête Analyse (BEA) français. Une enquête judiciaire a été ouverte par le parquet de Bobigny, qui devrait rapidement nommer un expert, a dit le ministre des Transports.

"La thèse de l'attentat n'est pas écartée à ce stade", a-t-il dit, mais "on commence à considérer qu'il y a peu de pistes" en faveur d'une telle éventualité.

Laure Bretton, édité par Guy Kerivel


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